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Témoignage
Le chemin de Compostelle à la portée de tous

Combien de kilomètres vais-je marcher sur le chemin de Compostelle ?  
Ce n’est pas la question. Mais la conscience qu’il m’est possible d’aller à Compostelle par « des chemins » que j’ai encore à découvrir. »

L’origine de mon projet

Lorsque j’avais 12 ans, j’ai visité l’Eglise de San Sebastian au Pays Basque. Le guide parlait de Saint Jacques et des pèlerins du Chemin de Compostelle. Je n’ai pas bien compris de quoi il s’agissait. Mais quelque chose m’a interpellée : ces pèlerins de toutes les époques ont choisi de suivre leur propre chemin, quelle que soit l’opinion de leur entourage.
A ce moment-là, l’envie de vivre cette expérience s’est inscrite en moi profondément.

En 2007, j’ai eu un grave accident de la route. Bien qu’ayant récupéré de façon exceptionnelle, j’en garde des difficultés de marche.
Après l’accident, je ne croyais plus qu’en des « impossibles » : des incapacités, des interdits de marcher, de courir, de pédaler, de faire tel ou tel mouvement… et aussi de réaliser un jour ce rêve gardé au fond de moi.

Une soirée « rêves » proposée dans le groupe d’assise a réveillé le souvenir de cette envie en moi. Et, on me renvoie que c’est possible ! Des membres de ACT organisent des séjours de marche ouverts à des personnes ayant des difficultés de marche !

Un pas après l’autre

Quelque chose se dénoue en moi et là, j’ose !

Je m’engage dans un projet : « faire le chemin de Compostelle et le rendre possible à d’autres personnes ayant des difficultés similaires aux miennes« .

Je contacte les personnes organisatrices des stages de marche.

Je parle de mon envie à mon compagnon, prêt à me soutenir et à me rejoindre sur le chemin, et à d’autres personnes de ma famille dont certaines me disent : « Moi, je viens avec toi. »

Je participe à un week-end de marche et me confronte à mes possibilités, à mon rythme, à un groupe.

Et l’été dernier, je participe à l’organisation d’un stage de trois jours de marche sur le Chemin de Compostelle en Alsace où je suis invitée à marcher devant, à mon rythme. Nous avons parcouru une quinzaine de kilomètres sous la douce chaleur du soleil et la caresse de pluies passagères ; trois jours de partage, « accompagnée et accompagnant » les autres.

 

A travers ces expériences, j’ai compris que ce qui compte, ce n’est pas le nombre de kilomètres parcourus sur le chemin de Compostelle : je me sens sur le chemin tout autant en parlant de mon projet, en préparant les marches ou en véhiculant les participants.